La carte bancaire d'entreprise peut alléger vos notes de frais, mais son prix et ses fonctionnalités varient d’une offre à l’autre. Découvrez comment choisir la bonne carte selon votre statut, vos collaborateurs, vos paiements à l'étranger et vos besoins comptables.

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Carte bancaire d'entreprise : définition et fonctionnement

Qu'est-ce qu'une carte bancaire d'entreprise ?

Une carte bancaire d’entreprise permet au dirigeant ou au salarié de régler ses dépenses professionnelles. Lorsque les paiements sont débités du compte courant d'entreprise, le salarié n’avance pas les fonds. À l’inverse, une note de frais sert notamment à demander le remboursement de dépenses professionnelles payées personnellement. La carte simplifie donc le paiement, mais ne dispense pas de transmettre les justificatifs nécessaires au suivi comptable.

Carte entreprise, carte business et carte corporate : quelles différences ?

Tous ces termes désignent une carte bancaire d'entreprise. Le contrat précise le débit, les plafonds et les frais.

Comment la carte est-elle rattachée au compte ?

La carte de paiement est liée au compte prévu dans le contrat. Avec un débit immédiat, les achats sont débités au fil des opérations ; avec un débit différé, ils le sont à une date convenue (article D. 312-1-1 du Code monétaire et financier, I-A, 4° et 5°). Une carte nominative facilite l’identification du collaborateur et le rapprochement avec son justificatif. 

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Quels sont les différents types de cartes bancaires professionnelles ?

Carte de crédit ou carte de débit : quelles différences ?

Avec le débit immédiat, les achats sont prélevés au fil des opérations. Avec le débit différé, ils sont regroupés à une date prévue au contrat. Avant cette échéance, consultez l’encours de votre carte, c’est-à-dire les dépenses enregistrées mais pas encore débitées, pour anticiper la somme à payer.

La catégorie « carte de crédit » englobe le débit différé et les cartes associées à un crédit renouvelable. Elle ne signifie donc pas systématiquement que vous utilisez une réserve assortie d’intérêts. Vérifiez le fonctionnement prévu au contrat avant de choisir.

L’autorisation systématique désigne, quant à elle, la vérification des fonds disponibles ou du découvert autorisé avant d’accepter une opération.

Enfin, distinguez le support du mode de paiement. Une carte physique ou virtuelle peut fonctionner à débit immédiat ; une carte virtuelle n’est pas nécessairement prépayée. Afin d’évaluer deux formules, examinez deux critères essentiels : le réseau d’acceptation de la carte et la date de prélèvement des opérations.

Quelle différence entre une carte prépayée, une carte physique et une carte bancaire virtuelle ?

Une carte prépayée permet de limiter les dépenses au montant préchargé. De son côté, la carte physique s'avère idéale pour régler vos achats du quotidien, couvrir vos déplacements professionnels et effectuer des retraits. Enfin, la carte bancaire virtuelle sécurise efficacement vos règlements sur Internet tout comme la gestion de vos abonnements récurrents, tandis que des cartes additionnelles permettent de confier un moyen de paiement propre à chaque salarié.

Comment organiser vos abonnements avec des cartes virtuelles ?

Privilégiez une carte récurrente pour vos souscriptions régulières et un moyen temporaire pour un règlement ponctuel. Attention toutefois : le terme « temporaire » ne signifie pas obligatoirement « à usage unique ». Chez Qonto, les cartes virtuelles déclinent plusieurs options selon la formule choisie.

Si votre contrat vous y autorise, attribuez un moyen de paiement propre à un prestataire ou une catégorie de frais distincte. Cette méthode clarifie le suivi financier et simplifie l'ajustement des plafonds sans impacter l'ensemble de vos cartes pro.

Consignez le référent, le calendrier et le budget prévisionnel de chaque contrat. En cas de changement de carte, mettez immédiatement à jour vos coordonnées bancaires chez les prestataires. Pour interrompre un service, résiliez le contrat au lieu de bloquer la carte.

Pourquoi utiliser une carte bancaire d'entreprise ?

  • Centraliser les frais : vos collaborateurs n’ont plus besoin d’avancer les fonds grâce au prélèvement direct sur le compte professionnel de l’entreprise. Il est aussi plus facile de suivre les justificatifs de dépenses. 
  • Maîtriser le budget : vous pouvez fixer des limites d’achat, mettre en place des alertes et verrouiller les cartes à tout moment 
  • Protéger les paiements en ligne : avec une carte virtuelle, les coordonnées bancaires sont masquées lors des achats en ligne ; un gain de sécurité pour votre entreprise.
  • Gérer les dépenses de voyages : une carte bancaire d’entreprise vous permet de gérer plus facilement le règlement des frais d’hébergement, repas et autres déplacements.

Comment organiser les cartes des collaborateurs ?

Avant d’accorder une carte à un collaborateur, fixez les règles en interne : rôles, besoins et validations. Puis, paramétrez vos cartes bancaires d’entreprise selon les situations suivantes :

  • Dépenses habituelles : prévoyez un budget cohérent avec les achats récurrents du collaborateur.
  • Dépense exceptionnelle : désignez un contact à prévenir lors d’un achat important ou d’un dépassement de seuil.
  • Justificatifs : demandez-les à vos collaborateurs par le biais de notes de frais, à contrôler puis à valider par leur manager.
  • Absence du responsable : prévoyez une délégation de validation d’achat pour éviter tout blocage pour vos collaborateurs.
  • Départ d’un collaborateur : n'oubliez pas de bloquer les cartes ou de résilier ces dernières lors d’un départ d'un collaborateur. 

Pour être efficace, nous vous conseillons aussi de paramétrer les autorisations de consultation et d’administration de vos responsables. Par exemple, chez Finom, la gestion des portefeuilles varie selon la fonction attribuée et les moyens de paiement associés. 

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Quelles dépenses peut-on payer avec une carte bancaire d'entreprise ?

Quelles dépenses professionnelles sont concernées ?

Une carte bancaire d'entreprise peut régler :

  • Transports : carburant, péages, stationnement, hôtels, hébergements professionnels, restaurants et repas professionnels.
  • Outils et achats : logiciels, abonnements, fournitures, matériel, publicité et marketing.
  • Paiements en ligne et à l'étranger : la carte virtuelle convient aux achats en ligne et aux abonnements récurrents.
  • Cas particuliers : déménagement professionnel, télétravail ou vêtements nécessaires à l'activité, lorsque la dépense peut être justifiée.

Pourquoi conserver les justificatifs ?

Il faut conserver la facture, sa date, son montant et son motif, car le relevé bancaire ne décrit pas toujours l’objet du paiement. Le BOFiP exige en effet un lien avec l’activité et une justification effective.

Par exemple, dans le cadre d’un repas d’affaires, il est recommandé de noter la liste des invités et l’enjeu commercial pour votre activité. Cela facilitera les contrôles de l'administration, le cas échéant, et permettra de distinguer plus facilement une dépense personnelle accidentelle des frais professionnels. On vous conseille aussi de demander au commerçant un duplicata de facture après une dépense, celui-ci ayant la même valeur probante que l’original.

Par ailleurs, une dépense par carte professionnelle ne rend pas automatiquement une dépense déductible. Par exemple, sous le régime micro-BIC ou micro-BNC, les charges ne sont pas déduites individuellement : elles sont prises en compte par un abattement forfaitaire.

Concernant la récupération de TVA, l’administration demande une facture conforme et un achat éligible, et les entreprises en franchise en base ne peuvent pas déduire la taxe sur leurs achats, y compris avec une carte pro.

Les pièces se conservent dix ans dans les cas prévus par l’article L. 123-22 du Code de commerce. 

Comment choisir une carte bancaire d'entreprise ?

  • Quel type de carte correspond à votre usage : le débit immédiat suit la trésorerie. Le débit différé regroupe les paiements, tandis que le prépayé encadre un budget. La carte virtuelle convient aux achats en ligne.
  • Quels tarifs et plafonds comparer : abonnement, prix de la carte et cartes supplémentaires, frais annexes, frais de retrait en France et à l'étranger, change, paiements à l'étranger et en devises, assurances. Vérifiez les plafonds selon l'offre et le contrat.
  • Quels outils vérifier : votre statut, votre équipe et votre volume orientent le choix. L'application proposée par la banque doit gérer les cartes en ligne : notifications, contrôle des transactions, blocage et déblocage, catégories, exports, intégrations, nombre de cartes pour dirigeants et employés, cartes à usage unique, assurance voyage, assistance et garanties de voyage.

Comment anticiper les plafonds et les cautions ?

Un plafond de paiement s’apprécie sur une période précise. Le mois calendaire commence le premier jour du mois et se termine le dernier. Une période glissante se décale chaque jour : les anciennes opérations sortent progressivement du calcul. Dans ce cas, le passage au mois suivant ne rétablit pas automatiquement toute votre capacité de paiement.

Vérifiez également la limite réellement attribuée à votre carte. Elle peut être inférieure au maximum annoncé par l’établissement. Chez Revolut Business, les limites de dépenses sont paramétrables, mais les paiements demeurent limités au solde disponible. Augmenter le plafond ne suffit donc pas si le compte manque de fonds.

Les déplacements demandent une précaution supplémentaire. Un hôtel, un loueur ou une station-service peut effectuer une préautorisation pour réserver temporairement un montant. Cette somme se distingue du paiement définitif et peut réduire votre capacité de paiement, selon le fonctionnement de la carte.

Avant de partir, demandez au prestataire le montant de la caution et les cartes acceptées. Prévoyez une marge pour régler vos autres dépenses pendant son immobilisation. Si la somme n’est pas libérée après la prestation, demandez une confirmation de clôture au commerçant, puis contactez l’émetteur de la carte. 

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Quelles sont les meilleures cartes bancaires d'entreprise en France ?

CritèreFinomQontoLa Banque PostaleRevolut Business
Abonnement et facturationBasic : 17 € HT/mois, paiement annuelBasic : 9 € HT/mois, paiement annuelCompte Pro : 24 €/mois, paiement trimestriel d’avanceBasic : 10 €/mois, paiement mensuel
Types de cartes et quantité incluse1 Visa physique et 3 virtuelles par utilisateur ; 2 utilisateurs maximum1 Mastercard One physique et 2 cartes virtuelles ; 1 titulaire1 Visa Business physique nominative, à débit immédiat ou différéJusqu’à 3 cartes physiques et 50 virtuelles par utilisateur ; membres d’équipe illimités. Ces plafonds ne constituent pas un quota de cartes physiques gratuites
Cartes supplémentairesTarif hors quota inclus à confirmerOne : 5 € HT/mois ; virtuelle : 2 € HT/moisRéduction de 25 % sur la cotisation annuelle de la carte la moins chère pour une deuxième carte éligible sur le même compteCartes virtuelles gratuites ; livraison standard de la première carte physique gratuite par membre, puis frais de livraison
Plafond de paiement par carteJusqu’à 100 000 €/mois20 000 € par mois calendaire3 000 € sur 30 jours glissants ; relèvement temporaire sur accordLimites paramétrables, dans la limite du solde disponible
Paiements par carte en devisesCommission de 0 à 2 % selon la tranche de dépensesCommission de change de 2 % avec OneCommission de 2,30 %, plafonnée à 6 € par paiement, hors éventuels frais de conversionChange sans majoration jusqu’à 1 000 €/mois pendant les heures de marché ; 0,6 % au-delà et supplément de 1 % hors heures de marché
Gestion des dépensesSuivi des dépenses, paramétrage des cartes et intégrations comptablesParamétrage des cartes, centralisation des justificatifs et intégrations comptablesSuivi des opérations et contrôle de la carte depuis l’espace clientContrôle des cartes et intégrations comptables ; outil Dépenses en option à 8 €/mois par membre qui soumet des dépenses

Carte bancaire pro : combien ça coûte ?

Afin de déterminer votre budget de dépenses professionnelles, vous devez additionner les frais récurrents et les coûts liés aux usages :

  • Abonnement et tenue de compte : analysez les frais de gestion et la cotisation globale du moyen de paiement, parfois regroupés dans un forfait.
  • Moyens de paiement supplémentaires : prenez connaissance du tarif des cartes attribuées aux collaborateurs supplémentaires.
  • Gammes premium ou corporate : vérifiez leurs tarifications ainsi que les prestations associées et voyez si leurs garanties correspondent à votre activité.
  • Retraits d'espèces : contrôlez les éventuels coûts de retrait et le volume d'opérations gratuites accordées le cas échéant.
  • Opérations en devises : comparez les commissions appliquées lors des règlements et du change, sans oublier les éventuelles majorations selon les horaires ou devises.
  • Protections et fonctionnalités avancées : distinguez les assurances de base des options payantes, notamment en ce qui concerne le suivi de la comptabilité.
  • Comparez le coût total à usage égal : une offre économique peut devenir chère avec des paiements réguliers, alors qu'une cotisation plus élevée est rentable si elle couvre tous vos besoins.

Que faire en cas de problème avec une carte professionnelle ?

Si vous pensez avoir simplement égaré votre carte à proximité, utilisez le gel temporaire lorsque cette fonction existe. En revanche, en cas de perte confirmée, de vol ou d’utilisation non autorisée, faites opposition sans attendre selon la procédure de l’émetteur. Chez Finom, le gel est temporaire, tandis que le blocage définitif est irréversible.

Prévenez également le responsable du compte. Pour une opération inconnue, relevez sa date, son montant et le nom du commerçant, puis transmettez ces éléments à l’émetteur. Demandez la procédure de contestation applicable et les pièces nécessaires.

Un désaccord commercial appelle une démarche différente. Pour une livraison incorrecte ou un remboursement attendu, contactez d’abord le vendeur et conservez vos échanges. Bloquer la carte n’annule pas automatiquement un paiement déjà engagé. Chez Qonto, une opération en cours ne peut pas être annulée par l’établissement ; le commerçant doit intervenir. 

FAQ

Quelle est la différence entre une carte bancaire pro et une carte corporate ?

« Corporate » vise souvent les grandes équipes. Vérifiez le contrat.

Carte entreprise et carte business : est-ce la même chose ?

Ces termes décrivent souvent le même usage, avec des frais différents. 

Un auto-entrepreneur peut-il avoir une carte bancaire professionnelle ?

Oui, selon l’offre. Le compte dédié devient obligatoire au-delà de 10 000 € de chiffre d’affaires pendant deux années consécutives. Ce compte peut être un compte personnel distinct, réservé à l’activité, si la banque autorise cet usage. 

Peut-on avoir une carte pro sans compte professionnel ?

Oui, notamment avec la carte Corporate de BNP Paribas, qui peut être rattachée au compte personnel du salarié dans le cadre d’un programme souscrit par son entreprise. En revanche, la Visa Business de BNP Paribas exige un compte professionnel.

Quelle est la différence entre une carte de débit et une carte de crédit professionnelle ?

Le débit utilise le solde. Le crédit mobilise une réserve et peut entraîner des intérêts.

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