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Les plans de relance de l’Allemagne et de la France : les principales mesures pour la reprise post COVID

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En juin dernier, la Commission européenne a approuvé les plans nationaux de relance et de résilience (PNRR) de la France et de l’Allemagne, bénéficiaires respectivement de 39,4 et de 25,6 milliards d’euros sur une période allant de 2021 à 2026. Ces plans sont destinés à favoriser la reprise sociale et économique des deux pays après le tsunami de la pandémie de COVID19.

Voyons de plus près les principales actions que les gouvernements français et allemand prévoient de mener au cours des cinq prochaines années pour rétablir l’hégémonie économique, politique et sociale de leur pays.

La numérisation de l’administration publique (APU)

La France prévoit des services de cybersécurité pour le public ainsi que des investissements pour la sécurité informatique. Le PNRR français est le seul à avoir l’objectif de mettre en place un environnement de travail numérique au sein de l’APU, afin qu’elle devienne plus efficace et mieux adaptée aux enjeux du futur. Par ailleurs, un projet de loi est prévu pour rapprocher l’État des processus décisionnels régionaux et locaux et rendre ainsi l’administration publique plus accessible.

En Allemagne, le plan vise à renforcer la connectivité grâce à une stratégie spécifique de modernisation de l’administration publique, qui comprend également des interventions au niveau de la sécurité informatique et des améliorations de l’infrastructure numérique de l’État.

La numérisation du secteur économique et industriel

L’Allemagne envisage de numériser l’économie grâce à deux programmes principaux. Le premier consiste en une série d’investissements dans le secteur automobile, pour la numérisation de la production et l’innovation du tissu industriel. Le second est un programme fédéral qui a pour but d’augmenter la participation des PME dans le secteur technologique et d’encourager la coopération.

Au contraire, l’objectif principal de la France est d’assurer son indépendance économique et technologique, à l’aide d’une série d’initiatives et d’investissements axés sur les technologies 5G et sur l’informatique en nuage (cloud computing). Elle souhaite également encourager le développement de marchés tels que le cyber, l’informatique quantique et les technologies éducatives (EdTech) et a prévu des subventions pour le développement des technologies dans les PME.

Transition énergétique, infrastructures et mobilité

Le PNRR allemand prévoit la création de laboratoires municipaux de transition énergétique qui contribueront au développement technologique et serviront de modèle pour le lancement à grande échelle de solutions intégrées. Il propose également d’investir dans la fourniture de véhicules électriques et de leurs infrastructures de recharge.

L’Allemagne veut donner la priorité à la protection du territoire et prévoit donc un plan de recherche sur la sauvegarde du climat, axé sur les innovations sociales et technologiques pour un écosystème urbain plus vert. En ce qui concerne la transition énergétique, avec son investissement de 3 milliards 259 millions, elle représente le pays qui s’intéresse le plus à l’utilisation de l’hydrogène et a même planifié une stratégie nationale avec des actions ciblées. 

La France, de son côté, a prévu une réforme spécifique appelée « Convention citoyenne pour le climat » pour impliquer la population. Quant à la question de la mobilité, elle envisage des investissements aussi bien dans la transition du secteur automobile que dans les secteurs maritime et aérien.

Enfin, dans le cadre du financement du développement des technologies énergétiques et écologiques, la France a décidé d’investir dans l’hydrogène décarboné. Le plan national comprend également une initiative de repeuplement forestier afin d’accélérer la décarbonisation et d’améliorer la qualité de l’air.

Instruction, recherche et éducation

À travers le Digitalpackt Schule (pacte numérique pour les écoles), le plan allemand propose d’équiper tous les lycées et toutes les écoles professionnelles d’une infrastructure numérique adéquate, et de fournir des outils informatiques sûrs et professionnels aux étudiants en difficulté financière et aux enseignants. Ce dernier point est un objectif commun avec la France, dont le plan vise également à garantir un enseignement numérique aux familles ayant des problèmes économiques. En outre, des réseaux à haut débit doivent être installés dans les zones rurales.

L’Allemagne prévoit d’investir dans des projets axés sur les innovations sociales et technologiques. Elle envisage également des projets de recherche dans le cadre de la stratégie nationale pour l’hydrogène, et souhaite mettre en place des actions d’innovation pour le développement et l’application de technologies respectueuses du climat.

Pour finir, le programme fédéral allemand Ausbildungsplätze sichern vise à garantir des postes d’apprentis, même pendant les mois de la pandémie, en soutenant financièrement les employeurs. Les entreprises qui proposent des formations peuvent bénéficier d’une aide financière, si elles maintiennent ou augmentent le nombre de places de formation, si elles offrent du travail à temps plein aux apprentis ou si elles embauchent des apprentis provenant d’entreprises insolvables. De plus, les entreprises ou les centres de formation interentreprises qui proposeront une formation temporaire sur contrat ou conjointe aux stagiaires ne pouvant pas poursuivre leur formation dans l’entreprise recevront un soutien financier. Un financement est également prévu pour offrir aux jeunes employés des cours de préparation aux examens.

En ce qui concerne l’enseignement supérieur et la recherche, le PNRR français a pour objectif d’augmenter les ressources de l’Agence nationale de la recherche (ANR) de 420 millions d’euros, et de faire passer son budget de 671 millions actuels à 1,674 milliard en 2027. L’ANR soutiendra davantage les projets proposés par les jeunes chercheurs, ainsi que les travaux de recherche technologique et les partenariats entre la recherche publique et les entreprises. En outre, le PNRR français prévoit également le financement de laboratoires, d’équipements et de programmes de recherche à grande échelle pour réaliser un espace européen de la recherche et assurer son leadership international.

Mobilité durable

Les plans de la France et de l’Allemagne aspirent à promouvoir une mobilité respectueuse du climat. Pour y parvenir, ils prévoient la mise en place d’infrastructures énergétiques adaptées à la recharge des batteries électriques, mais aussi l’élimination des véhicules les plus polluants, grâce à l’attribution de subventions pour l’achat de voitures électriques et à la substitution des voitures de l’État. Le plan français contient également des actions de verdissement des ports et une budgétisation verte.

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